8ème édition

Commissariat de la 8ème édition :
Marie Gayet
Marie Gayet est commissaire d’exposition indépendante, critique d’art et enseignante, membre de l’AICA France (Association internationale des critiques d’art) et membre de C-E-A (Association française des commissaires d’exposition).
Elle s’intéresse à la création, contemporaine sans distinction de médiums et aux pratiques transdisciplinaires, dans la relation Image-texte et voix. Collaboratrice à diverses revues (Esse, Artais, Possible), elle a des contributions pour des catalogues et des textes d’artistes (Fondation Bullukian, L’art dans les chapelles, L’H du Siège…).
En parallèle, elle intervient pour l’Observatoire de l’Art Contemporain et dans des écoles du marché de l’art. Pour C-E-A, elle co-organise de 2018 à 2021 les événements Public Pool autour des nouvelles écritures et de la performance, à Paris et en région (ccc od de Tours, Frac Champagne-Ardenne). En 2014 et 2015, pour le Parcours YIA/Marais Culture + auquel elle est commissaire associée, elle présente des projets dans des lieux patrimoniaux (Musée Picasso, Musée Cognacq-Jay, BHVP, MEP).
Elle est co-autrice et coordinatrice éditoriale de la monographie consacrée au peintre Bruno Rousselot « Du dessin à l’espace » (éd.Hermann, 2022). Dans le suivi de l’exposition Voci Umane (Voix humaines) en 2022 à la Chapelle Jeanne d’Arc au Village Reille à Paris(14è), elle effectue une résidence de recherche et d’écriture en Occitanie, sur les pratiques d’écritures contemporaines. En 2025, sort « Écritures transversales », livre de restitution de la résidence.
Elle est nommée pour le Prix Aica en 2022.
Instagram : @mariegayet27
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Laëtitia Bourget
Artiste plasticienne polyvalente, depuis la fin des années 90 et autrice d’albums illustrés en littérature jeunesse depuis le début des années 2000, Laëtitia Bourget, née en 1976, a choisi le vivant comme domaine de création. Diplômée en arts plastiques à l’université de Bordeaux III, elle commence par travailler la matière première que lui offre son corps, « ce que j’avais de plus vivant sous la main, dans l’environnement urbain que j’habitais alors, il y a une trentaine d’années. ».
A partir des années 2010, elle se consacre davantage au développement d’un mode de vie plus conscient et respectueux en milieu rural, qui a réorienté le champ de sa pratique artistique et de ses engagements vers différents domaines de la vie : auto construction de son habitat, production alimentaire, soin au corps et au vivant, entraide. L’œuvre de Laëtitia Bourget suit les cycles du corps et des saisons, s’appropriant les sécrétions et les éclosions en les transformant dans des gestes répétitifs et ritualisés qui participent d’une forme de transe attentive dans un rapport sensible et inattendu à la vie.
Sa curiosité et sa sensibilité la poussent à explorer tous les domaines de la connaissance humaine et la complexité du monde, toujours en amatrice jamais en spécialiste, afin de produire, par ses actes, les réponses les plus en phase avec ce qu’elle est profondément. Si à ses débuts, elle est plutôt dans une posture d’autodérision, la gravité des temps actuels lui font ressentir le besoin impérieux de ré-enchantement. C’est désormais l’émerveillement, le désir d’en faire l’éloge, et de rendre hommage à la dimension sacrée de toute chose et de chaque être qui conduisent son travail et sa vie.
Grâce à ses premières vidéos présentées dans les festivals et des programmations d’art vidéo, son travail d’artiste trouve une visibilité internationale. Ses oeuvres de plasticienne ont été présentées dans de nombreuses expositions en France, dans des institutions publiques et des lieux privés, mais aussi à Berlin, en Australie, au Canada. En 2024 et 2025, elle participe au festival ArTchipel et en 2023, elle est dans l’exposition d’inauguration de la Gaya Scienza à Nice. Elle est une des fondatrices de devenir.art, réseau des arts visuels de la région Centre-Val de Loire dont elle assume la co-présidence de 2018 à 2020. Depuis 2012, elle anime des ateliers d’écriture tout public.
Laëtitia Bourget vit à Néons Sur Creuse et travaille à l’interface au Blanc (36).
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Dessin préparatoire
Céline Cléron
Née en 1976 à Poitiers, vit et travaille à Paris.
Représentée par la Galerie Papillon, Paris
Céline Cléron mène une pratique de recherche à la fois mémorielle, historique,
encyclopédique et archéologique. Elle puise son imaginaire dans des racines antiques,
des savoir-faire oubliés, ou des épisodes précis de l’histoire des représentations, pour en
rebattre les cartes. Ses oeuvres, souvent hybrides, s’inspirent des objets du quotidien, de
leur force d’évocation, mais aussi du passé, de l’histoire de l’art et de l’archéologie, des
sciences, de l’animal et du cycle du vivant.
Son oeuvre est traversée par des analogies improbables, des perturbations d’échelle, des
anomalies visuelles, des jeux de mots et de sens qui mettent la mémoire en court circuit
actif. Elle convoque régulièrement des formes issues de l’imaginaire collectif: ruines, figures
antiques, oeuvres classiques qu’elle réinvestit comme des matériaux disponibles. Les
citations à la peinture, perceptibles dans les titres comme dans certaines représentations,
dialoguent avec un intérêt marqué pour le costume, ses glissements et ses détournements
: l’anachronisme d’un élément vestimentaire devient ainsi un espace de rencontre entre
temporalités.
Le temps est pleinement partie prenante de son processus, envisagé comme un médium
à part entière, vecteur de transformation et d’évolution. La conception de ses pièces
évolue suivant une double hybridation des matériaux et des pratiques. Depuis plusieurs
années, elle travaille en collaboration avec des artisans: souffleur de verre, couturière,
céramiste, ébéniste, taxidermiste, apiculteur.., pour réactiver des techniques et des
gestuelles en voie de disparition. À cette rigueur des savoir-faire s’articule un certain
laisser-faire : accidents, hasards et processus autonomes participent activement à
l’élaboration des oeuvres. Cette dimension expérimentale s’intensifie lorsqu’elle laisse
intervenir directement le vivant, comme dans certaines pièces où des abeilles deviennent
co-auteurs. Dans ces oeuvres, nature et histoire se télescopent, matériaux et temporalités
se mêlent, unissant des univers a priori éloignés.
Diplômée des Beaux-Arts de Poitiers (1998) et d’Angers (2000), Céline Cléron est
artiste invitée à la Manufacture Nationale de Sèvres en 2007. Elle réalise ses
premières expositions personnelles d’envergure à La Chapelle du Généteil à
Château-Gontier en 2014 puis au Parvis à Ibos en 2015.
Suivent d’autres expositions en institutions et fondations en France et en Europe:
Mudac (Lausanne, 2007), Villa Empain-Fondation Boghossian (Bruxelles, 2012), IAC
(Villeurbanne, 2015), Fondation Fernet-Branca (Saint- Louis, 2018), Centre d’art
contemporain Les Tanneries (Amilly, 2018), Kunstwerk Carlshütte (Budelsdorf,
2019), Abbaye Saint-André (Meymac, 2019, 2020), Centre d’art Madeleine Lambert
(Vénissieux, 2021), SARA kulturhus, Skelleftea, (Suède, 2022), Domaine de Pommery
(Reims, 2024), Fondation Villa Datris (l’Isle-sur-la-sorgue, 2025).
La Galerie Papillon qui a organisé deux expositions personnelles de l’artiste dans
son espace à Paris en 2017 et 2022 accueillera sa troisième exposition personnelle
fin 2026.
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Léa Dumayet
Léa Dumayet est une artiste française formée à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, diplômée en 2014 avec les félicitations du jury. Lors de ses études, elle passe quelques mois à l’École d’Art Visuel de Parque Lage à Rio de Janeiro. Aujourd’hui elle vit et travaille à Milan et Paris.
Son travail a été présenté à l’occasion d’expositions en France et à l’étranger — notamment en Angleterre, en Italie, en Croatie et au Portugal — dans des galeries, Centres d’Art Contemporain, châteaux, festivals et institutions. Sa pratique est essentiellement sculpturale et procède d’abord d’une recherche instinctive sur les caractéristiques des matériaux, dont elle étudie les potentialités. Ses sculptures et installations sont souvent en équilibre. Elles oscillent constamment entre des notions contradictoires : fragilité et force, légèreté et pesanteur, naturel et industriel, réalité et rêve, attraction et risque… Léa Dumayet invite les spectateurs à en éprouver les tensions.
En 2025, l’artiste effectue une résidence de plusieurs mois dans les espaces de Jakmousse +- à Montreuil, ce qui lui a permis de créer plusieurs installations monumentales en suspension avec leurs élastiques en caoutchouc naturel dans leur grand espace industriel.
De mai à novembre 2026, à la Biennale de Venise, Léa Dumayet est invitée par Elisabeth de Brabant et Anna Shpilko à présenter des nouvelles sculptures en verre créées pour sa nouvelle exposition personnelle « Cils », au sein de la Galleria dei Gondolieri, située à l’intérieur d’un palais sur le quai des Zattere à Dorsoduro.
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Aurélie Haberey
Née en 1974, Aurélie Haberey vit et travaille à Paris. Elle intègre une formation en histoire de l’art et arts du spectacle à l’Université Lyon 2 puis de muséologie avec le centre d’art Le Consortium Museum et l’Université de Dijon. Elle est enseignante-chercheuse au département Photographie à l’Université Paris 8 depuis 2017.
Aurélie Haberey expérimente une pratique artistique axée sur la performativité, le processus de création et les possibilités de l’image comme paysage mouvant oscillant entre geste, objet et espace scénique. L’idée de la réminiscence est au cœur de sa démarche, ainsi que celle de l’apparition et la disparition de l’image. À travers la photographie, la vidéo, la performance et l’installation, elle met en œuvre des dispositifs où se rejouent des logiques formelles telles que la reproduction, la répétition, la variation, la démultiplication et le montage, envisagées comme autant d’opérateurs de pensée.
Dans une approche sensible, elle aborde les thèmes de seuil, de temporalité, d’interprétation, de regard et de mémoire ainsi que la relation fluctuante entre construction codée, langagière, et propriétés perceptives. Le travail se fait à partir de déplacements (physique, mental) et de transformation, suivant un processus en mouvement constant, évoluant d’un état vers un autre.
Depuis 2013, Aurélie Haberey poursuit un travail avec la comédienne Marlène Saldana avec laquelle elle réalise plusieurs films sous le titre Manifeste Marlène où s’entrelacent danse, performance et théâtre, dans une recherche sur les modalités d’incarnation et de mise en jeu du corps.
Également en duo avec l’artiste Laetitia Benat, elle mène un travail éditorial qui prolonge ses questionnements sur la narration et la forme. Après Ethylène en 2021, elles publient Soleil Lac, un scénario visuel d’un film à venir évoquant la disparition d’un lac.
Elle intègre à sa création artistique, une pratique du commun sous forme d’ateliers et de résidences auprès de différents publics et partenaires culturels, associatifs et établissements scolaires (cinéma Le Méliès à Montreuil, Centre national de la danse – CND à Pantin, La Galerie – centre d’art contemporain à Noisy-le-Sec, dispositif Culture et Santé – Drac/ARS Ile-de-France – Hôpital Novo à Pontoise, Cinéma 93 à Montreuil, lycée professionnel Costes à Bobigny, centre social du Londeau à Noisy-le-Sec, etc.
Elle a exposé son travail artistique à la galerie High Art (Paris), à la galerie Metropolis (Paris), au CAC Brétigny (Brétigny-sur-Orge), au centre d’art – Les Brasseurs (Liège), à la MAAC (Bruxelles), au centre d’art et photographie (Lectoure), à la Cité internationale des arts (Paris), au Centre d’art contemporain de Basse Normandie (Hérouville-Saint-Clair), au Summer of photography (Bruxelles), à la Biennale de la photographie (Lyon), à la Maison du Limbourg (Maastricht), à la Biennale de la photographie et des arts visuels (Liège), à Jeune création (Paris), à Triangles – Astérides (Marseille), aux Instants vidéo (Argentine), ….
Actuellement, elle développe un projet performatif pour le Bicentenaire de la Photographie, en collaboration avec l’Université Paris 8 et des lieux d’exposition (2027).
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Daphné Lalonde
Née en 1975 à Paris, Daphné Lalonde déploie une œuvre où dessin et écriture s’imbriquent dans une logique simultanée de surgissement et de captation. Son travail ne se contente pas de représenter : il engage un processus où le geste et le langage deviennent instruments de pensée. À travers un bestiaire foisonnant, une nature fertile et l’évocation de l’enfance, elle explore la part instinctive et archaïque de l’humain, questionnant la frontière entre animalité et subjectivité.
Le dispositif de création de l’artiste repose sur une écoute constante de la radio et des podcasts, qui fournissent autant de matériaux sonores, fragments de récits et mots à intégrer au dessin. Ces éléments ne sont pas simplement collés à l’image : ils circulent dans l’œuvre, souvent en marge, transformant les espaces périphériques en zones de résonance et de tension. Le dessin devient ainsi un terrain où se déploie une pensée en acte, où le flux verbal se mêle à l’intuition gestuelle dans un état de concentration proche de la transe créative.
Formée à l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Jean-Michel Alberola et diplômée en Lettres modernes, Daphné Lalonde développe un travail traversé par la question du langage : le mot n’explique pas, il prolonge, il heurte parfois l’image, il la rend vivante. Ses dessins évoquent autant les formes archaïques de l’art pariétal ou des récits médiévaux que les imaginaires contemporains de la science-fiction, construisant une temporalité fluide où passé, présent et fiction coexistent.
Son parcours d’exposition, en France, témoigne de la reconnaissance d’une œuvre singulière : Paris (galeries Valérie Delaunay, Métropolis, Bertrand Grimont), Vannes et Marseille. Chaque présentation souligne la cohérence d’une recherche où la présence physique du geste, la matérialité de la trace et la circulation des mots créent un langage propre, capable de saisir l’intensité du monde et la complexité de la subjectivité. Chez Daphné Lalonde, le dessin devient un espace de liberté absolue, un lieu où le réel et l’imaginaire se répondent et se transforment en expérience visuelle et sensorielle.
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Raphaël Sarrazin
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Xiaxiao Wang
À travers l’installation, la vidéo et le documentaire, elle analyse l’“immédiateté” comme un effet produit par des structures invisibles, en mobilisant la représentation — cadrage, distance, forme — comme condition d’intelligibilité.
